Tacos with chipotle roasted butternut squash, crispy black beans and roasted jalapeno and cashew crema // Tacos à la courge rôtie au piment chipotle, haricots noirs croustillants et crema aux noix de cajou et jalapeno grillé



It's not a secret anymore, I love eating with my fingers. I love the simplicity and conviviality of a meal eaten with your hands, with a bunch of fillings and toppings spread on the table, and everyone kind of build their own ultimate plate. Because we are all different and there is truly something special about building your own yummy meal, wether it's pizza, an indian wrap, flatbread with falafels and hummus, burger, sushi...


Today we're going towards one of the best mexican traditional food : tacos. Usually a small soft corn tortilla, topped with a variety of fillings which will vary depending on the region of Mexico : meat, fish or vegetables. 
It's a versatile finger food, often eaten as a snack in Mexico, and it can be adapted to whatever is in season or the flavours you like.
While you can now easily find corn tortillas in many stores, I definitely prefer making my own, for a few reasons : it's cheap, it's easy, and I believe it's also better for you. I have recently gon around a few shops and checked the back of the packets of those corn tortillas... compared to what goes into these homemade corn tortillas, the list of ingredients was weirdly long. 
So if you're up for learning a new skill, and get that reward of "yes, I made these corn tortillas myself", I definitely encourage you to try! And, there's no need for fancy equipment! It might be easier with a proper tortilla press, some may say, but as you know, I travel a lot and don't want to spend too much money on special equipment for cooking, so I became really good at repurposing whatever I can find in the kitchen (and the whole house) to make up for those fancy machines and utensils that I don't have.
So instead of a tortilla press, I simply used a heavy pot, with a flat bottom, simply pressing the tortillas on my kitchen counter with the pot. Easy peasy. The only essential thing to remember there is to use a plastic layer to "wrap your ball of dough before you flatten it to a tortilla, as it can get quite sticky. I simply used a ziploc type bag, of which I've cut the sides of. And as I try to minimize waste, I have kept that bag for later use instead of putting it in the bin... there's definitely gonna be some other tortillas coming up so why getting rid of it when it can be reused??

Now for the main ingredient of the tortillas : masa harina or instant corn masa flour. This is not cornmeal, polenta or white corn flour. Make sure you get the right stuff, as none of these other corn products will work to make tortillas! This pale yellow flour is made from corn that has been soaked in limewater, snd alkaline solution that makes the texture of the grain softer, hence the very pliable tortillas that will hold that delicious filling.
You can find masa harina in international food stores, or international sections of some grocery stores or health food stores. You can also try your luck online : I got mine from a Canadian company that specialises in organic sustainably sourced quality ingredients : Organic Matters

The tortillas can be made in advance (a day before is fine) and reheated. The cashew and lime crema can also be made ahead of time and kept in the fridge.

While the list of ingredients might seem overwhelming and long, I would like you to read this recipe with an open and creative mind. The flavours and ingredients I have chosen for these tacos are totally delicious and give this dish a fiery and balanced mexican flavour. 

But I understand that it's not easy for everyone to get your hands on chipotle in adobo for example or fresh jalapenos, or even black beans. So I invite you to use your creativity and intuition : don't have butternut squash? use another kind of squash, or pumpkin, or sweet potato! Don't have fresh jalapeno? Use a few slices of pickled jalapeno instead or omit if you're not a spicy food kinda person. Can't find chipotle in adobo anywhere? Use a few drops of Tabasco or other hot sauce of your choice, or some smoked paprika.
I believe tacos is a perfect dish that gives you hundreds of possibilities of fillings and toppings. So go crazy, create your very own delicious taco dinner!


Ce soir, c'est tacos les ami-e-s!
Ce n'est plus un secret, j'aime manger avec les mains. J'adore la simplicité et la convivialité d'un repas mangé avec les doigts, avec une diversité de garnitures étalés sur la table, pour que chacun prépare son ultime assiette. Parce qu'on aime tous des choses différentes, et il y a quelque chose vraiment unique à laisser chacun construire son repas comme il le préfère, que ce soit une pizza, un wrap indien, un pain plat and des falafels et du houmus, burger, sushi...


Aujourd'hui, on part vers des saveurs typiquement mexicaines avec un plat traditionnel : les tacos. Tradtionnellement, c'est une petite tortilla de maïs molle, garnie d'une variété d'ingrédients, qui varient selon la région du Mexique : viande, poisson ou légumes. 
C'est un plat très versatile, souvent mangé comme snack ou en-cas au Mexique, et qui peut facilement être adapté en suivant les saisons et vos préférences personnelles.
Bien qu'il soit assez facile de trouver des tortillas de maïs dans de nombreux magasins, j'ai préféré faire mes tortillas maison, et ce pour plusieurs raisons : c'est pas cher, c'est facile et d'après moi c'est bien meilleur pour la santé. J'ai récemment jeté un coup d'oeil à l'arrière de quelques paquets de tortillas dans certains magasins, et la liste des ingrédients me paraissait bien longue et bizarre quand on sait qu'il n'en faut que trois dans cette recette de tortillas maison.
Donc si vous êtes partants pour apprendre une nouvelle technique, et avoir le mérite de dire "ouais, j'ai fait mes tortillas moi-même!", je vous encourage vraiment à essayer cette recette! Et, pas besoin d'équipement spécial! Certains diront qu'il est essentiel d'avoir une presse à tortilla, mais comme vous le savez, je voyage beaucoup et je ne veux pas investir dans trop de gadgets et équipements de cuisine. Je suis donc passée pro dans l'art de trouver des objets dans ma cuisine ( et dans toute la maison) qui remplacent facilement ces ustensiles spéciaux. 
Pour ces tortillas, j'ai donc tout simplement utilisé une casserole assez lourde et à fond plat, pour presser mes tortillas sur mon plan de travail. Super facile. Le petit truc essentiel qui vous facilitera la tâche, c'est aussi d'utiliser un sac plastique pour envelopper votre petite boule de pâte avant de l'aplatir en tortilla, la pâte étant assez collante et cassante. J'ai simplement utilisé un sac congélation dont j'ai coupé les bords pour obtenir une sorte de chemise-dossier pliable. Et comme j'essaie de diminuer mes déchets, j'ai conservé ce sac congélation après avoir fait mes tortillas, parce que je pense bien en refaire dans le futur. Donc pourquoi jeter ce bout de plastique quand on peut le réutiliser?

Maintenant pour l'ingrédient principal de ces tortillas : la masa harina, ou farine masa instantanée. Attention, ceci n'est pas de la semoule de maïs, polenta ou fécule de maïs. Veillez bien à vous procurer cette fameuse masa harina, car aucun autre produit à base de maïs ne marchera pour la réalisation des tortilla. Cette farine jaune pâle est réalisée à partir de maïs trempé dans une solution alkaline d'eau de chaux, ce qui change la texture du grain, pour le rendre souple, ce qui nous donne ne belles petites tortillas molles et souple à garnir de plein de choses délicieuses.
Vous trouverez la masa harina dans les magasins spécialisés dans la nourriture internationale, dans les rayons internationaux de certains magasins ou sur internet. J'ai acheté la mienne par le biais d'une compagnie canadienne spécialisée dans al vente d'ingrédients biologiques de qualité et responsables : Organic Matters.

Les tortillas peuvent être préparées à l'avances (même le jour avant) et réchauffées. La sauce aux noix de cajou et au jalapeno peut aussi être préparée à l'avance et conservée au frais.

Bien que la liste des ingrédients peu paraître impressionnante et longue, je vous invite à lire cette recette avec un esprit ouvert et créatif. Les saveurs et ingrédients que j'ai choisi ici pour ces tacos sont vraiment délicieux et apportent au plat des saveurs mexicaines équilibrées, avec une bonne touche épicée.

Mais je sais bien qu'il n'est pas facile pour tout le monde de mettre la main sur certains ingrédients, comme le piment chipotle en sauce adobo, ou des piments jalapenos frais, ou même des haricots noirs. Je fais donc appel à votre créativité et intuition : vous n'avez pas de courge butternut? Utilisez un autre type de courge ou de la patate douce! Vous n'avez pas de piment jalapeno frais? Essayez avec des tranches de piments au vinaigre, plus faciles à trouver. Impossible de trouver du piment chipotle en sauce adobo? Utilsez quelques gouttes de Tabasco ou autre sauce pimentée, et du paprika fumé.
Pour moi, les tacos c'est le plat parfait pour des centaines de combinaisons de saveurs et garnitures différentes. Laissez libre court à votre imagination!


Ingredients
For the soft corn tortillas
200g masa harina (no substitution : cornmeal or white cornflour won't work! see above for more details))
1 1/2 tsp salt
350 ml warm water

For the roasted squash
 325 g Butternut squash
2 tbsp olive oil
2 tbsp chipotle in adobo, chopped
1 tsp apple cider vinegar
salt, pepper
1/2 tsp oregano
1 tbsp coconut sugar

For the crispy black beans
1 can black beans
1 tsp cumin seeds
1 tsp paprika
salt, pepper
1 tbsp olive oil

For the pickled cabbage
1/4 head of red cabbage, finely shredded
juice of 1/2 a lime
1 tsp maple syrup
1 c.à.c d'huile d'olive
salt
a few drops of hot sauce of your choice

For the cashew roasted jalapeno crema (inspired by Love and Lemons)
65 g raw cashews, soaked in water for 3 to 4 hours
1 tbsp shallot, chopped
1/2 small cucumber , chopped
juice of 1/2 lime
1 tbsp rice vinegar
115 ml water
1/2 tsp salt
1/2 tsp pepper
2 tbsp fresh coriander
1 fresh jalapeno
1 clove garlic


Prepare the dough for the corn tortillas. Mix the masa harina and salt in a large bowl. Add the the warm water and mix by hand until forming a nice ball of dough, and knead for about 2 minutes, until getting a smooth play-dough like consistency that doesn't stick. Cover and rest for 30 minutes. 

While the tortilla dough is resting, prepare the filling.

Mix the finely shredded cabbage with the lime juice, olive oil, salt, hot sauce and maple syrup, and set aside.

Preheat the oven to 200°C. 
Peel the butternut squash and cut it into small cubes (about 1 cm). Transfer to a bowl, add the olive oil, the chopped chipotle in adobo, apple cider vinegar, coconut sugar, oregano, season with some salt and pepper, and stir well, so all the butternut squash is generously covered in the marinade. Spread on a baking sheet.
Roast for 30 minutes, stirring every now and then so the squash caramelises evenly.

For the jalapeno sauce, you will need to roast the jalapeno. Simply put it in the oven while your filling is roasting. Just put it on the same tray as the squash, and let it cook until the skin is turning a little bit black.

Open the can of black beans, drain the beans in a sieve and rinse under cold water. Drain well and spread the beans on a baking sheet. Sprinkle with salt, pepper, paprika, cumin seeds and drizzle with olive oil. Add the black beans to the hot oven (while the squash is already roasting), and bake fo about 20 minutes, until the beans have slightly dried out and turned crispy.

While the filling is cooking in the oven, continue to prepare the corn tortillas. Set up your rolling station : use a tortilla press, or simply use a heavy flat bottom pot or pan or press the tortillas on your work surface. You will also need a ziploc type bag, from which you will have cut the sides, so it opens up like a folder.
Divide the dough in 20 equal pieces, and roll each one in the palms of your hands into smooth little balls. Place one ball of dough in the middle of the plastic bag, fold the other side over, and firmly press it down with the tortilla press or with your pot/pan. Carefully peel off the tortilla from the plastic. Set aside, and prepare a few more tortillas, so you can cook them as you go and keep the flow going. 
When you have a 4 or 5 ready, put a frying pan on medium-high heat. Carefully put one corn tortilla at a time in the hot pan and cook for about 2 minutes, then flip the tortilla and cook for another 1 or 2 minutes on the other side. Transfer the cooked tortilla to a plate, wrap with a clean tea towel to keep them warm and soft. Repeat the process with the remaining dough.

When the tortillas are all cooked, keep them warm in the towel. If your fillings have finished roasting, transfer them to a bowl and keep warm while you prepare the cashew sauce.
Cut the stem off the roasted jalapeno and remove the seeds. Put it in the bowl of a blender. Drain the cashews (that have soaked for 3 to 4 hours), and add them to the blender. Add the shallot, cucumber, coriander, lime juice, garlic, vinegar, salt and pepper. Blend for 2 minutes, until very smooth. Transfer to a jar or bowl.

Serve the warm tortillas topped with the roasted butternut squash, crispy black beans, pickled cabbage and cashew roasted jalapeno crema.


Ingrédients
Pour les tortillas au maïs
200g de masa harina (pas de substitution : la polenta ou la fécule de maïs de marcheront pas, voir plus haut pour plus de détails)
1 1/2 c.à.c de sel
350 ml d'eau tiède

Pour la courge rôtie
325 g de courge butternut
2 c.à.s d'huile d'olive
2 c.à.s de piment chipotle en sauce adobo, haché
1 c.à.c de vinaigre de cidre
1/2 c.à.c d'origan
1 c.à.s de sucre de coco

Pour les haricots noirs croustillants
1 boîte de haricots noirs
1 c.à.c de graines de cumin
1 c.à.c de paprika
sel, poivre
1 c.à.s d'huile d'olive
sel, poivre

Pour le chou rouge mariné
1/4 d'une tête de chou rouge
le jus d'un demi citron vert
1 c.à.s de sirop d'érable
1 c.à.c d'huile d'olive
sel
quelques gouttes de sauce pimentée de votre choix

Pour la crema de noix de cajou et piment jalapeno rôti (inspiré par Love and Lemons
65 g de noix de cajou crues, trempées dans de l'eau pendant 3 ou 4 heures
1 c.à.s d'échalotte émincée
la moitié d'un petit concombre (type concombre libanais), émincé
le jus d'un demi citron
1 c.à.s de vinaigre de riz
115 ml d'eau
1/2c.à.c de sel
1/2 c.à.c de poivre
2 c.à.s de coriandre fraiche
1 piment jalapeno frais
1 gousse d'ail

Préparer la pâte pour les tortillas de maïs. Mélanger la masa harina et le sel dans un saladier. Ajouter l'eau tiède et mélanger à la main pour former une boule de pâte. Pétrir pendant environ 2 minutes, pour obtenir une boule de pâte lisse et souple, à la texture de pâte à modeler, et qui ne colle pas. Couvrir et laisse reposer  pendant 30 minutes.
Pendant que la pâte repose, préparer la garniture.

Mélanger le chou rouge coupé finement avec le jus de citron vert, le sirop d'érable, la sauce épicée, l'huile d'olive et le sel. Réserver.

Préchauffer le four à 200°C. 
Éplucher la courge butternut et couper en dés d'environ 1cm. Transférer les cubes de courge dans un saladier, ajouter l'huile d'olive, le piment chipotle haché, le vinaigre de cidre, le sucre de coco, l'origan, assaisonner d'un peu de sel et poivre et bien mélanger, pour que les cubes de courges soient uniformément couverts de marinade. Étaler les cubes de courge sur une plaque allant au four, et cuire pendant 30 minutes, en remuant de temps en temps pour que la courge caramélise uniformément.

Pour la sauce aux noix de cajou, il faut faire griller le piment jalapeno. Simplement le déposer sur la même plaque que la courge, et laisser cuire pendant 25 à 30 minutes, jusqu'à ce que la peau du piment noircisse légèrement. 

Ouvrir la boîte de haricots noirs, égoutter et rincer les haricots sous l'eau froide. Bien égoutter et étaler les haricots sur une plaque allant au four. Parsemer de sel, poivre, paprika, graines de cumin, et arroser d'un filet d'huile d'olive. Transférer la plaque dans le four chaud et cuire pendant 20 minutes, jusqu'à ce que les haricots sèchent légèrement et deviennent croustillants.

Pendant que la garniture cuit au four, continuer la préparation des tortillas.
Préparer le plan de travail : utiliser une presse à tortilla, ou tout simplement une casserole ou poêle assez lourde à fond plat pour presser les tortillas. Il vous faudra aussi un sac en plastique, type sac congélation, dont vous aurez coupé les bords, pour obtenir une "chemise dossier" en plastique.
Diviser la pâte en 20 parts égales, et rouler chacune entre les paumes de vos mains pour former des petites boules lisses et homogènes. Prendre une boule de pâte, la déposer au centre du sac plastique ouvert, refermer l'autre côté, puis presser de façon ferme sur la boule de pâte avec la presse à tortilla ou la casserole pour former une petite galette assez fine (mais pas trop!). Délicatement retirer la tortilla du plastique et transférer sur le plan de travail. Préparer ainsi plusieurs tortillas, puis commencer à les cuire pendant que vous roulez les autres.
Préchauffer une poêle sur feu moyen-fort. Quand la poêle est bien chaude, y déposer délicatement une tortilla, laisser cuire 2 minutes avant de retourner à l'aide d'une spatule et cuire de l'autre côté pendant 1 à 2 minutes supplémentaires. Transférer les tortillas cuites sur une assiette et couvrir ou envelopper d'un torchon propre pour les garder chaudes et molles. Répéter l'opération avec le reste de pâte.

Quand les tortillas sont cuites, les garder au chaud dans le torchon. Quand les garnitures ont fini de cuire, les sortir du four et les transférer dans des bols. Garder au chaud pendant que la préparation de la sauce.

Enlever le pédoncule du piment jalapeno grillé et enlever les graines. Le déposer dans un blender/mixeur. Égoutter les noix de cajou, et les déposer dans le blender. Ajouter le jus de citron vert, le vinaigre, sel, poivre, ail, échalotte, concombre, coriandre et mixer pendant 2 minutes jusqu'à obtention d'une sauce bien lisse et crémeuse. Verser dans un bol.

Servir les tortillas chaudes, garnies de courge rôtie, de haricots noirs croustillants, de crema aux noix de cajou et jalapeno. 

Miso butter roasted squash, edamame puree, gomasio kale chips // Courge rôtie au beurre de miso, purée d'edamame et chips de kale au gomasio



Today, I'm inviting you to a japanese inspired table.
I do love the flavours of japanese cuisine, but I have to admit that it's not something that I cook vey often. Though there are japanese staple foods that I always have in my pantry and that I use regularly, like the king ingredient of umami : miso. Traditionally used in the delicious miso soup that we love getting at japanese restaurants (and it's also dead easy to make at home), it's also an amazing ingredient to give a boost of flavour to so many dishes, mostly savoury but also sweet. I have yet to experiment with the sweet possibilities of miso, but I use it often in my savoury dishes, wether it's to marinate some tofu, or to make an asian dressing, or to season eggplant, or added to soups. It just has such a unique and amazing flavour.


Gomasio is also an ingredient that I love and that I've learned to make myself, as it's super easy and much cheaper than getting it ready made.
How to make gomasio? Just toast 50 g of sesame seeds in a pan, until the seeds turn golden (but be careful, they burn rather quickly!). Blend the toasted seeds with 5 g of salt, and you're done!

In this beautiful vegetarian dish, I decided to feature some japanese staples, combined with simple seasonal vegetables. Miso, edamame and gomasio transform the squash and kale into a very special, yet simple dish. The ingredients are simple, but worked in a way that makes everything "come together" into a beautiful plate that celebrates the flavours of japanese cuisine, with a nice balance of salty-sweet-sour, and a mix of textures. 
The slices squash (smothered with that pure deliciousness that I will definitely make more often : brown butter with miso) melts in your mouth, and pair beautifully with the crispy kale chips, and the freshness of the edamame puree and the pea shoots salad.


Aujourd'hui, je vous invite à une table d'inspiration japonaise.
J'adore les goûts et saveurs de la cuisine japonaise, mais j'admets que ce n'est pas ce que je cuisine le plus. Par contre, il y a de nombreux ingrédients de base de la cuisine japonaise qui ont toujours une place dans ma cuisine et que j'utilise souvent, comme le roi du goût umami : le miso. Traditionnellement utilisé dans la soupe miso que l'on adore manger dans les restaurants japonais (et c'est aussi très facile à faire à la maison), le miso est aussi un superbe ingrédient pour assaisonner de nombreux plats, principalement salés, mais aussi sucrés. Je n'ai pas encore essayé le miso version sucré, mais je l'utilise souvent dans mes préparations salées, comme pour mariner du tofu, ou pour faire une sauce asiatique, pour assaisonner de l'aubergine, ou dans les soupes. Sa saveur est vraiment unique et délicieuse.

Le gomasio est aussi un ingrédient que j'aime beaucoup, et que j'ai appris à faire moi-même : bien moins cher et vraiment simple! 
Comment faire du gomasio? Faire toaster 50 g de graines de sésame dans une poêle, jusqu'à ce que les graines soient juste dorées (mais attention, ça peut brûler très vite!), et mixer les graines torréfiées avec 5 g de sel. Le tour est joué!

Dans cette belle assiette végétarienne, j'ai décidé de marier des ingrédients de base de la cuisine niponne, avec de simples légumes de saison. Le miso, les pois edamame et le gomasio transforment donc la courge poivrée et le chou kale en un plat vraiment spécial, tout en simplicité. Les ingrédients sont simples, mais travaillés d'une certaine façon pour marier les saveurs et célébrer la cuisine japonaise, avec une bonne balance de sucré-salé-acide, et un mélange de textures.
Les tranches de courge (couvertes de ce beurre noisette au miso qui va devenir mon assaisonnement de choix ces prochains temps je crois...) fondent dans la bouche et se marient parfaitement avec  les chips de kale croustillantes et la fraicheur de la purée d'edamame et la salade de pousses de pois.


Cette recette est créée dans le cadre de la Bataille Food #62 (déjà!!), ce challenge culinaire auquel j'ai déjà participé plusieurs fois. Le principe est simple, amoureux de cuisine, blogueuses/blogueurs ou non, se retrouvent tous les mois autour d'un thème choisi par une marraine ou un parrain, et créent des recettes originales. Bistro de Jenna a créé ce beau concours, qui est maintenant administré par Valérie de 123 Dégustez. Maeva de  Cook A Life ! by Maeva était la précédente marraine et a désigné Marion de Marion’s Bakery pour cette belle édition autour de la cuisine japonaise "ITADAKIMASU !".
Rendez-vous en bas de l'article pour découvrir les liens vers les recettes des autres gourmand-e-s!

Ingredients
For 2 to 3 servings
(Prep + cook : 1 hour)

For the roasted squash
One small acorn squash (about 500g or 600g)
1 Tbsp sunflower oil

For the miso butter
40 g butter
40 g white miso paste

For the edamame puree
100g shelled edamame
juice of 1/2 a lime (or yuzu if you find some!)
1 tbsp olive oil
20 ml water
1/4 tsp salt

For the kale chips
3 large branches of curly kale
1 tbsp olive oil
2 tsp gomasio (see above how to make gomasio!)

For the pea shoot salad
1 tbsp lime juice (or yuzu)
1 tbsp sesame oil
1 handful of fresh pea shoots

Preheat the oven to 200°C.
Cut the acorn squash in slices, about 1 cm thick, and remove the seeds. Drizzle with some sunflower oil and spread them on a baking sheet. 
Roast for 30 minutes, turning the slices of squash halfway through the cooking time. The squash should be cooked through and golden.

While the squash is cooking, prepare the miso butter.
Put the butter in a small pan or pot, and let it melt on medium heat. When the butter is melted, leave the pot on the heat, and let it cook for a bit longer, to turn the butter into brown butter.  The butter will foam and sizzle, then turn into a golden colour and smell nutty. Remove the butter from the heat when you reach that point and transfer to a bowl. Add the miso paste to the brown butter and stir until smooth and combined.  Set aside.

Put 1 L of water in a pot and bring to the boil. Add the shelled edamame to the water and cook for 3 to 4 minutes. Drain and rince under cold water to stop the cooking process and keep the bright green colour. Transfer the cooked edamame to a blender (or a bowl and use a stick blender), add the lime juice, salt, olive oil and water, and blend until getting a smooth puree. For a smoother texture, pass the puree through a fine sieve. Transfer the puree to a bowl and set aside.

Remove the leaves of kale from the stems and cut them into large pieces. Drizzle with some olive oil, add the gomasio and massage the kale with your hands to tenderize the leaves. Spread the seasoned kale leaves on a baking tray, and bake for 7 minutes. The leaves will dry and turn crispy, like crisps.

In a bowl, mix the pea shoots with the lime juice and sesame oil.

Take the squash slices out of the oven, and spread them generously with the miso butter. Serve the squash with the edamame puree, kale chips and pea shoots salad.


Ingrédients
Pour 2 ou 3 personnes
(Préparation et cuisson : 1 heure)

Pour la courge rôtie
Une petite courge poivrée, 500g à 600g (ou autre type de courge)
1 c.à.s d'huile de tournesol

Pour le beurre de miso
40 g de beurre
40 g de pâte de miso blanc

Pour la purée d'edamame
100g de pois edamame écossés
le jus d'un demi citron vert (ou utiliser du yuzu si vous en trouvez!)
1 c.à.s d'huile d'olive
20 ml d'eau
1/4 c.à.c de sel

Pour les chips de kale
3 branches de chou kale
1 c.à.s d'huile d'olive
2 c.à.c de gomasio

Pour la salade de pousses de pois
1 c.à.s de jus de citron vert (ou yuzu)
1 c.à.s d'huile de sésame
1 poignée de pousses de pois

Préchauffer le four à 200°C.
Couper la courge en tranches d'environ 1 cm d'épaisseur et enlever les graines. Verser un filet d'huile de tournesol sur les tranches de courge et les déposer sur une plaque allant au four.
Enfourner pendant 30 minutes, en retournant les tranches de courge à mi-cuisson. La courge doit être cuite à coeur et bien dorée.

Pendant que la courge cuit, préparer le beurre de miso.
Mettre le beurre dans une petite poêle ou casserole, et fondre à feu moyen. Quand le beurre est fondu, garder la casserole sur le feu et laisser cuire environ une minute de plus pour obtenir un beurre noisette : le beurre va mousser et "crépiter" puis prendre une couleur ambrée et développer une odeur de noisette. Retirer du feu et transférer dans un bol. Y ajouter le miso, et bien remuer jusqu'à obtenir un mélange homogène. Réserver.

Verser 1 L d'eau dans une casserole et porter à ébullition. Y plonger les pois edamame et les laisser cuire pendant 3 à 4 minutes. Égoutter et rincer à l'eau froide pour arrêter la cuisson et préserver la couleur des pois. Mettre les edamame dans un blender (ou un bol et utiliser un mixeur plongeant), ajouter le jus de citron vert, le sel, l'huile d'olive et l'eau, et mixer jusqu'à obtenir une purée assez lisse. Pour une purée à la texture encore plus fine, passer la purée à travers une fine passoire. Transférer la purée dans un bol et réserver.

Prélever les feuilles des branches de kale et  couper en gros morceaux. Arroser d'un filet d'huile d'olive, ajouter le gomasio et "masser" les feuilles de kale pour les attendrir. Déposer les feuilles de kale sur une plaque allant an four et cuire pendant 7 minutes : les feuilles deviendront sèches et croustillantes, comme des chips.

Dans un bol, mélanger les pousses de pois avec le jus de citron vert et l'huile de sésame.

Sortir les tranches de courge rôtie du four, et les badigeonner généreusement de beurre au miso. Servir la courge avec la purée de pois edamame, les chips de kale et la salade de pousses de pois.


Liste des participant(e)s de la Bataille Food #62 :

Marion de Marion’s Bakery – Fabienne de Famoh – Poppy de Poppy Seed Channel – Valérie de 123 Dégustez – Maeva de Cook A Life ! by Maeva – Gaëlle de My Nomad Cuisine – Marie de Crazy Cake– Aurélie de J’ai toujours aimé le jaune moutarde – Hélène de Keskonmangemaman ? – Gridelle de Les Voyages de Gridelle – Marie de United Colours of Macarons – Anaïs de Encore une lichette – Catalina  de Le blog de Cata – Patou de Karibo Sakafo ! – Carole de Ramène la popotte – Léa de Le Repaire des Ventres Faims – Delphine de Oh, la gourmande… – Dr Chocolatine de La Médecine passe par la cuisine – Sarah de Play with Food – Lina de Le Chaud Patate – Lic de Aussi délicieux qu’un gâteau




"The Hummingbird House" project - how we built a tiny house with recycled materials // Le projet "maison Colibri" : une mini-maison construite à partir de matériaux recyclés



I think it's about time that I share this story with you.

But before giving you a tour of the Hummingbird house, let's travel back in time a little bit.

The set.
We stepped on Canadian land at the end of April 2017, with no particular plans in mind, apart from travelling  and discover the country. After some (too much) time in Montreal, we bought a van, and travelled for 4 months around the Eastern part of the second biggest country in the world. Four provinces (Quebec, New Brunswick, Prince Edward Island, Nova Scotia) and a few thousand kilometers later, we decided to settle down for a few months for work (unfortunately, travelling does cost money, and as much as I'd love to be travelling full time, we have been working this way for the last few years, travelling for a while, then settling down to work and save before hitting the road again).


What was supposed to be just a short volunteering experience ended up being a quite long term home+work situation. We arrived at Cabot Shores Wilderness Resort, on the beautiful Cape Breton Island, in Nova Scotia, and ended up staying for more than a year. This little nature gem offers visitors a down-to-earth peaceful and unique experience with yurts and geodesic domes, a bistro and an array of outdoor activities. It has been the perfect home for us, and we got to experience wilderness at its best (and also its worst... hello Canadian Winter!).
We worked full time in the resort, and also lived on site. And what a place to call home : nestled between the Atlantic Ocean and the Cape Breton Highlands mountains, we were literally lost in the middle of nowhere, with coyotes, bald eagles and moose for neighbours.
Then, in the middle of the forest, D saw this little cabin. Just a simple cabin, with 4 plywood walls and a roof, a door and one single window. Nothing fancy, yet so much potential. And the location, man, the location. Secluded, (yet still on the property and close enough to the rest of the facilities), but surrounded by a wild forest of maple, spruce and birch trees.
It didn't take him long to figure out a plan for the house, and by the end of the cold Winter, we started working on the house.


The project.
As I said, the structure (built a few years earlier by another staff member) of the house was very basic : 4 plywood walls, and a roof, a door and one window. This base allowed us to be creative around it, and to take into whatever direction we decided.
For budget and environmental reasons, our idea and goal was to renovate this cabin in the woods using mostly recycled and salvaged materials. Which we managed quite well I think, as the only money that was spent was less than $200 on electrical equipment, for the wiring and solar panel installation. All the rest of the materials were found on site (leftover building materials of other construction projects on the resort, scrap pieces of wood, natural materials, random materials found here and there...), and our main material : pallets. We had to do quite a few trips to town, driving at the back of stores, to find some beautiful pallets to use for the interior walls of the cabin.

Recycle. Upcycle.
Working with recycled materials is fun, and really brings on your creativity. It is a choice we made deliberately, as we do believe in lowering our impact on the world, and seeing the amount of stuff that gets thrown away all around the world, but that is still usable, we thought we had to make this construction project happen in accordance with our beliefs. Why buy new materials when something already exists somewhere? Here's one of the main principles of the zero-waste lifestyle : someone's trash is someone else's treasure.
That's exactly what happened for us there : going a around, looking at these odd pieces of wood, used pallets, your mind just go crazy with ideas on how to give this piece of "trash" a new life, a new purpose.

There is a downside though to working with recycled materials, and especially salvaged pallets : each piece is different, size, thickness, colour, texture, strength... therefore each piece of wood has to be worked with individually, which makes the work sooo much slower than if you were using brand new uniform wood.
But hey, seems like time is the price to pay to get something that look like this.


Getting the job done.
For the pallet walls, we had collected many pallets made of different wood, soft or hard, painted, varnished or not, and decided to use this diversity in our design : the whole cabin is covered with a mixed pattern of colours and textures. We have left some pallets just as they were, some others were simply sanded lightly, and others were sanded and painted or stained over, with leftover buckets of paint and stain that we found.
Once the walls were insulated, we laid each "line" of the wall on the floor, arranging the boards in a certain way, then cut individually to size before hammering them up on the structure.

Furnishing the tiny house : keep it simple and practical.
The Hummingbird house is a -very- tiny house. About 9 m². We had lived in small spaces before (sweet memories for our campervans) and knew what was important in designing the interior of the tiny house.

Simple : stick to the minimum furniture, a bed, some storage, table and chairs. Minimalism is the key to a quality daily life in a small (or big) space. Stick to what you really are gonna use on a daily basis. The rest is considered non essential.

Practical and easy to use : there is not much space to move around, so the furniture has to be thought in a way that turning from "bedroom" to "living room" can be done in a matter of seconds and easily. No complicated ways of moving things around : easy peasy hassle free was our focus there, as when you get back from a long day of work, you don't want to spend 2 hours moving stuff around before you can crash into bed...

Light and spacious : our choice of using recycled material, and especially pallets, brings a very unique, funky touch to the space. But in a certain way, it also makes it "crowded" for the eye, so we thought it was important to keep a maximum of "empty space", to give the idea of a living area that's not too full of stuff everywhere.



In details, we have furnished the tiny house this way :
- Most of the storage is located in the "mezzanine"space, under the roof. A shelf that covers the whole length of the tiny house on both sides, with an empty space in the middle to reach easily our stuff, but also bring in some light and space. This is where we stored most of our clothes, shoes, books, toiletries, etc.
- The futton. We looked at many styles of DIY futton and beds online, thinking what would be the best system for our house. After a lot of thought, D came up with this amazing and very practical queen bed, that folds into a very comfy couch, the best seat in the house, facing the large window overlooking the forest, There's also a little table at the back of the couch when it's up, which we used either as an extra countertop when cooking, or just as our table to eat.
- The kitchen. Yet again, we kept it simple. A nice countertop to cook on, and below it a few shelves to store all of our dry food. A couple of higher shelves for plates and cups, and an old small pallet hung up on the wall with a few nails, on which I hung pots and pans. This is a very simple kitchen, yet we managed to cook some pretty amazing meals there. On the more "technical side" of cooking, I have to precise that we used a double camping gas stove), that we just put on the countertop when needed. For dishes, we built up an outdoor dishes area, with a large bin filled up with water, connected to a tap above an old sink, collecting the grey water in a simple bucket. We wish we had time to work out a rainwater collecting system to be completely self sufficient, but unfortunately we couldn't make this happen.
- Power. Luckily, we have an electrician in the house (not me...) who took care of the wiring of the house, installing light switches and plugs through the walls before the insulation was done, and it all connected to battery, charged by a solar panel that we moved around throughout the day to get the most energy possible.


We deeply enjoyed living in this tiny house, even for just a few months. A lot of people asked us, why we were putting so much time and effort into this construction project, knowing that we would only live in it for a few months. But let me tell you, these 4 months of living in the Hummingbird House were the best! A peaceful, quiet, homey little nest, that we built with our little hands, surrounded by nature... that's all we needed. It was definitely worth the effort, energy and time we put in this project, and I am so proud of what we've done, each bringing our own skills and creativity, but also learning a lot along the way.
Obviously, looking back there are many things we would have done differently. But hey, you learn from your mistakes, and we now know what to do or not do to in our next project (one day, somewhere, build a home of our own?).

Hope you liked this little tour of our tiny house, and please comment below if you have any questions! And don't forget to share this post with your friends, who might be interested in tiny houses and upcycled projects!

Thanks :)

Je crois qu'il est plus que temps que je vous raconte cette histoire.

Mais avant de vous faire visiter la maison Colibri, on remonte un peu le temps.


Le cadre.
Nous avons atterri sur le sol canadien à la fin du mois d'avril 2017, sans plan particulier en tête, mis à part de voyager et découvrir le pays. Après un peu (trop) de temps à Montréal, nous avons passé 4 mois sur les routes, au bord de notre van bleu, notre petite maison sur roues, parcourant l'Est du deuxième plus grand pays au monde. Quatre provinces (Québec, Nouveau Brunswick, Île du Prince Edouard et Nouvelle Écosse), et quelques milliers de kilomètres plus tard, nous avons décidé de nous poser quelques mois (malheureusement, voyager ça vide le porte-monnaie, et bien que j'adorerais pouvoir voyager à temps plein, nous avons fonctionné de cette façon là ces dernières années, à voyager quelques temps, puis se poser pour travailler et épargner avant de reprendre la route vers de nouveaux horizons).
Ce qui ne devait être qu'une expérience de bénévolat est finalement devenu une expérience bien plus longue et complexe, une expérience de vie et professionnelle. Nous sommes arrivés à Cabot Shores Wilderness Resort, sur la magnifique île du Cap Breton, en Nouvelle Écosse, et y sommes restés un peu plus d'un an. Ce petit bijou naturel offre aux visiteurs une expérience unique en immersion en pleine nature, avec des séjours en yourte ou dome géodésique, un bistro et des activités nature à volonté. Cabot Shores a été la "maison" parfaite pour nous, et nous avons eu la chance de profiter de la vie sauvage et la nature dans toute sa beauté (mais aussi dans les pires moments... bonjour l'hiver canadien!)
Nous travaillions à temps plein sur le site, et y étions également logés. Et quel beau lieu de vie : blottis entre l'Océan Atlantique et les Hautes Montagnes du Cap Breton, perdus au milieu de nulle-part, avec comme voisins des coyottes, aigles et orignaux.
Puis, au milieu de cette belle forêt, D a vu cette petite cabane.  Juste une petite cabane, faite de 4 panneaux en bois contreplaqué et un toit, une porte et une seule fenêtre. Rien de bien spécial, mais tellement de potentiel. Et l'emplacement, oh oui l'emplacement parfait. Isolé (mais quand même sur la propriété et à proximité des autres bâtiments.), et entouré d'une épaisse forêt sauvage d'érables, épineux et bouleaux.
Ça n'aura pas pris beaucoup de temps à D pour imaginer un plan d'attaque pour cette petite maison dans les bois, et à la fin de l'hiver, nous commencions à y travailler.


Le projet.
Comme je l'ai dit plus haut, la structure de la maison (construite quelques années auparavant par un autre membre de l'équipe), est très basique : 4 murs en contreplaqué, et un toit, une porte et une fenêtre. Cette base nous a permis d'être très créatifs et de mener le projet dans n'importe quel direction choisie.
Pour des raisons budgétaires et environnementales, notre idée et but de construction était de rénover cette cabane à partir de matériaux recyclés, autant que possible. Et je crois que nous nous sommes pas mal approchés du but, puisque le seul argent dépensé dans la construction de cette cabane a été l'achat du matériel électrique, pour le câblage et l'installation solaire. Le reste des matériaux ont été soit trouvés sur la propriété (matériaux restants de projets de construction passés sur le site, bois de récup', matériaux naturels, et matériaux divers glanés ça et là...), et notre matériau principal : des palettes. Nous avons dû faire plusieurs voyages  en ville, faisant le tour des magasins et de leur arrières-cours, à la recherche de belles palettes pour l'intérieur de la maison.


Recycler.
Travailler à partir de matériaux recyclés est intéressant, et a éveillé notre créativité. C'est un choix que nous avons fais délibérément : sensibles à la question environnementale, nous essayons au quotidien de réduire notre emprunte sur la planète. En voyant les montagnes de déchets produits chaque jour dans le monde, dont beaucoup de choses sont encore utilisables, on s'est dit que ce projet de construction se devait d'être au maximum en accord avec nos convictions. Pourquoi acheter de nouveaux matériaux quand quelque chose existe déjà quelque part? Un exemple parfait d'un des principes phares du mode de vie zéro déchet : le déchet de quelqu'un est le trésor de quelqu'un d'autre.
Et c'est exactement ce qui nous est arrivé dans ce projet, en ouvrant bien les yeux, en analysant tous ces "vieux" matériaux et palettes usées, nos petits cerveaux se sont vites remplis d'idées pour donner à ces déchets une nouvelle vie, un nouveau dessein.

Il y a un inconvénient à travailler avec des matériaux recyclés, en particulier les palettes : chaque morceau est différent, en taille, épaisseur, couleur, texture, robustesse... et donc chaque morceau doit être travaillé individuellement, ce qui rend la tâche bieeeen plus longue qu'en utilisant un bois neuf et uniforme.
Mais bon, je crois  que le temps était le prix à payer pour le rendu qu'on voulait obtenir.


Au boulot.
Pour les murs en palettes, nous avons collecté de nombreuses palettes, composées de bois différents, durs ou tendres, peintes ou vernies ou naturelles, et avons décidé de jouer de cette diversité dans notre design : l'intérieur de la cabane est couvert d'un "motif" de couleurs et textures. Nous avons laissé certaines palettes telles quelles, d'autres ont été simplement légèrement poncées, et d'autres ont été vernies ou peintes, avec des restes de peinture et lasure qu'on a pu trouver.
Une fois les murs isolés, nous avons aligné des planches au sol, les arrangeant pour créer un "motif", avant de les couper à la bonne taille individuellement, puis de les clouer au mur.

Meubler la mini-maison : garder les choses simples et pratiques.
La maison Colibri est une très petite maison. Environ 9m². Nous avons vécu dans des espaces restreints auparavant (doux souvenirs de nos temps passés dans des campervans), et étions donc conscients de ce qui important dans le design intérieur et l'aménagement de ce petit espace.

Simplicité :  se contenter de l'essentiel au niveau mobilier, un lit, du rangement, une table et des chaises. Le minimalisme est pour nous la clé d'un quotidien agréable dans un petit (ou grand) espace.  On se contente de ce dont on a vraiment besoin, et qui sera vraiment utilisé au quotidien. Le reste est juste considéré comme non essentiel.

Pratique et simple d'utilisation : il n'y pas beaucoup d'espace pour bouger, le mobilier a donc dû être pensé de façon à ce que la transformation de "chambre" à "salon" se fasse en quelques secondes et facilement.
Pas de déménagement compliqué de tous les meubles : on voulait quelque chose de simplissime, parce que quand tu rentres d'une longue journée de boulot, t'as pas vraiment envie de passer deux heures à bouger tous tes meubles avant de pouvoir te jeter dans ton lit...

Légèreté et espace : notre choix d'utiliser des matériaux recyclés, et plus particulièrement les palettes, apporte un côté vraiment unique, original à ce petit espace. Mais en même temps, ce matériau apporte aussi une certaine "lourdeur" visuel, il nous a donc paru important de garder un maximum d'espace libre, pour donner l'impression que la pièce n'est pas remplie de plein de choses inutiles.


En détails, voici comment nous avons aménagé la mini-maison :
- Rangement. La majeur partie du rangement est situé au plafond, dans l'espace mezzanine sous le toit. Une grande étagère couvre chaque côté du plafon, avec un espace libre au centre pour un accès facile à nos affaires, tout en apportant aussi lumière et espace. C'est dans cet espace que nous avions rangé nos habits, chaussures, livres, affaires de toilette, etc.
- Le canapé-lit. Nous avons fait beaucoup de recherches pour la construction de notre canapé lit et avons regardé de nombreux modèles sur internet, nous demandant quel serait le meilleur système pour cette mini-maison. Après beaucoup de réflexion, D a eu une super idée et nous a construit de beau grand lit deux places, qui se transforme en un canapé très confortable, avec la meilleure vue dans la maison, devant la grande fenêtre, surplombant la forêt. Il y a aussi une petite tablette à l'arrière, que l'on utilisait comme espace de travail additionnel quand on cuisinait, ou juste comme table pour manger.
- La cuisine. Une fois encore, on a gardé les choses simples. Un beau plan de travail pour cuisiner, et des étagères en-dessous pour entreposer nos aliments. Deux grandes étagères au-dessus du plan de travail pour entreposer assiettes, bols et tasses, et une petite palette accrochée au mur, à laquelle j'ai ajouté quelques clous pour accrocher casseroles et poêles. Une cuisine minimaliste, mais dans laquelle nous avons cuisiné de délicieux repas. Pour le côté plus "pratique" des choses au niveau cuisine, je précise que nous avons utilisé un "set de camping double" marchant au gaz, que l'on mettait simplement sur le plan de travail quand on en avait besoin. Pour la vaisselle, nous avons construit un petit espace extérieur, avec un bidon placé e hauteur, rempli d'eau. connecté à un tuyau et un robinet, placé au-dessus d'un vieil évier. Les eaux grises étaient simplement collectées dans un seau placé en-dessous de l"évier. On aurait beaucoup aimé avoir le temps de travailler sur un système incluant la récupération d'eau de pluie, afin d'être complètement auto-suffisants en eau, mais nous n'avons malheureusement pas eu le temps de nous pencher sur cette partie du projet.
- Énergie. Heureusement, il y a un électricien à la maison (et c'est pas moi...) qui s'est occupé de toute l'installation électrique de la maison Colibri, du câblage des murs, à l'installation d'interrupteurs pour les lumières, et des prises pour brancher nos appareils électriques. Le tout étant connecté à une batterie, chargée par un panneau solaire, que l'on prenait soin de bouger au courant de la journée pour charger la batterie au maximum.

On a vraiment adoré vivre dans cette petite maison, mais si ce n'était que pour quelques mois. On nous a souvent demandé pourquoi on mettait autant de temps et d'énergie dans ce projet de construction, sachant dÈs le départ qu'on y vivrait que quelques mois. Et bien ces 4 mois de vie dans la maison Colibri ont été fantastiques! Un petit nid douillet paisible, calme et douillet, que l'on a construit de nos mains, en plein milieu de la nature... que demander de plus?! Le jeu en valait la chandelle, tout ce temps, énergie et effort ont été investis avec passion pour un projet dont on est fiers, et auquel nous avons tous deux apporté compétences et créativité, tout en apprenant de nouvelles choses.
Bien sûr, avec le recul il y a beaucoup de choses qu'on aurait fait différemment. On apprend de ses erreurs, et on sait maintenant quoi faire, et quelles sont les erreurs à ne pas commettre, quand le prochain projet viendra (un jour, quelque part, construire notre propre petit nid?).

J'espère que vous avez apprécié ce petit tour de notre mini-maison, et n'hésitez pas à commenter si vous avez des questions! Et n'oubliez pas de partager cet article avec vos amis, qui sont peut-être intéressés par les mini-maisons et les projets de recyclage de matériaux!

Merci :)