Petite introduction à la fermentation


Un pot de légumes fermentés croquants, radis et fenouil.

 La fermentation, c’est quoi?

Définir la fermentation en un article est un sacré challenge, car la fermentation est un sujet tellement riche et divers, qu’il est compliqué de le résumer. Allez Hop (oui, oui, pour celleux qui l'ignorent, je suis bien alsacienne), je prends mon courage à deux mains, retrousse mes manches, et vais tenter de vous raconter la jolie histoire de la vie.

Oui, la vie, car c’est bien ça, la fermentation, un procédé vivant de transformation des aliments.


Un beau pain au levain naturel. Une fierté quand il sort si bien développé du four!


Revenons aux sources. Le monde qui nous entoure est vivant, là on est bien d’accord. Nous sommes entourés par une multitudes d’autres êtres vivants, du plus grand au plus petit, parfois si petits qu’on ne les voit pas (nous allons y revenir, à cet infiniment petit), qui fonctionnent ensemble, interagissent et “vivent” ensemble dans un milieu, lui-même soumis aux éléments (eau, climat, air,…). Tout ça, c’est ce qu’on appelle un écosystème : un ensemble diversifié d’êtres vivants qui interagissent dans un milieu défini, et qui, quand il fonctionne bien, permet à chaque être vivant de vivre et d’accéder aux ressources nécessaires pour sa pérennité, tout en respectant et en aidant les autres organismes à subvenir à leurs besoins.


Si je vous parle d’écosystème, ce n’est pas pour bifurquer sur le thème du jardinage ou de permaculture (bien que ces deux sujets soient étroitement liés à notre sujet du jour), mais bien pour vous amener doucement vers la fermentation.


Ma boisson chouchou, le kombucha. Ici mélangé à un sirop de fleurs de sureau maison, pour une boisson fraiche et florale!


La fermentation, c’est un peu la base d’une cuisine vivante, qui respecte l’aliment, et le transforme, dans le même esprit qu’un écosystème : en créant les bonnes conditions, les éléments et organismes vivants interagissent entre eux, l’un se nourrissant de l’autre, l’un apportant une ressource à l’autre, assurant la continuité de la vie dans le processus.


En effet, un aliment fermenté est un aliment vivant, il évolue, se transforme. C’est tout le contraire des aliments “figés dans le temps” que l’on retrouve souvent sous cellophane dans les rayons des supermarchés.


La choucroute, humble plat de base dans de nombreux pays d'Europe depuis des siècles.

 


Mais là, c’est une définition un peu poétique que je vous donne, mais si on s’intéresse de plus près à la fermentation, cette fois avec un oeil scientifique, on peut définir la fermentation comme un processus de changement chimique d’une substance organique grâce à une activité enzymatique. Ce sont donc des bactéries, levures ou moisissures, présentes naturellement sur un ingrédient ou introduites volontairement (ou involontairement d’ailleurs), qui vont permettre la transformation de cet ingrédient.

Ne fuyez pas à la lecture de cette dernière phrase : bactéries, levures et moisissures ne sont pas toutes mauvaises, au contraire! On nous a tellement habitué.e.s à vivre dans un monde aseptisé, ou la chasse aux microbes, et bactéries est une activité quotidienne, que l’on a perdu de vue à quel point ils sont essentiels à notre vie, à notre écosystème (et oui, on y revient, à notre écosystème et à l’infiniment petit, je vous l’avais bien dit!). Bactéries & co sont indispensables à la vie sur Terre, à notre propre vie, et au bon fonctionnement des écosystèmes dans lesquels nous vivons.


Une boisson fermentée  sur base de "levain" de gingembre (ginger bug) et aromatisée à l'hibiscus.


Il en est de même en fermentation, les bactéries, levures et moisissures sont en fait les génies qui nous permettent de déguster bières, vins, thé, cacao, choucroute, charcuteries, fromages, yaourt, kéfir, kombucha, pain, crème fraiche, moutarde, sauce soja, kimchi, vinaigre,… et la liste est longue.

C’est grâce à ces bactéries, levures et moisissures que la fermentation s’opère, dans un “écosystème” propice et adapté. Nous reviendrons un peu plus bas sur les éléments clés d’une bonne fermentation.


Quand zéro déchet et fermentation se rencontrent : le tepache, une boisson fermentée d'origine mexicaine, réalisée avec les "déchets" d'ananas, quelques épices, du sucre et de l'eau.


Différents types de fermentation


Il existe plusieurs formes de fermentations, dont voici les plus communes en alimentation :


  • lactique : les bactéries sont l’élément essentiel à ce type de fermentation, elles peuvent être innoculées, et donc apportées d’une certaine façon dans la recette, ou “sauvages”, c’est-à-dire qu’elles sont naturellement présentes dans un ou plusieurs des ingrédients utilisés, et vont donc permettre à la fermentation d’opérer, si les conditions environnementales sont réunies.
  • alcoolique : ce sont les levures qui se mettent au travail dans ce type de fermentation, consommant ainsi les sucres présents dans les ingrédients pour les transformer en alcool, mais aussi en gaz carbonique. Les levures d’une fermentation alcoolique peuvent être “sauvages”, donc naturellement présentes dans les ingrédients, ou ajoutées.
  • acétique : elle se produit grâce à des bactéries acétiques (venant du latin aceto, signifiant vinaigre), qui vont transformer un mélange déjà fermenté alcooliquement par des levures, en un mélange acide, comme le vinaigre, qui est le résultat d’une fermentation acétique d’un vin ou de cidre par exemple (un alcool, donc déjà fermenté ).
  • amylolitique : ici, ce sont les moisissures qui font le boulot, comme pour le miso, préparé grâce à la fermentation de certaines moisissures sur une céréale ou une légumineuse, comme l’orge ou le soja.


La fermentation est un procédé naturel, qui a été utilisé par les humains depuis des millénaires, notamment dans le but de préserver les aliments, de changer leur goût ou encore de les rendre plus digestes.

Au quatre coins du monde, les peuples ont fermenté, et continuent de fermenter les aliments. Certains font entièrement partie de notre alimentation quotidienne, sans qu’on se doute vraiment qu’ils soient des aliments fermentés. Et pourtant, certaines recettes sont ancestrales, et continuent d’être réalisées de la même façon depuis des siècles.


Du chou rouge finement émincé, qui sera malaxé avec une certaine dose de sel, afin d'obtenir une choucroute croquante.


Quels bénéfices à la fermentation?


De nombreuses recherches le prouvent, la consommation régulière d’aliments fermentés est bonne pour la santé. Le processus de fermentation des aliments permet le développement de vitamines et minéraux, améliore la digestibilité des aliments, et les aliments fermentés apportent leur lot de “bonnes bactéries” à notre organisme, enrichissant ainsi notre microbiote, et contribuant au renforcement de notre système immunitaire.


Que de bonnes raisons de manger des aliments fermentés au quotidien!


Un pot de légumes fermentés colorés : chou rouge, betterave et gingembre. L'un de mes préférés en hiver!


Attention : je le répète, mais les aliments fermentés sont des aliments vivants, qui continuent par ailleurs de “vivre” dans notre corps, pendant leur digestion. Ainsi, bien qu’ils aient leurs bénéfices, ils peuvent aussi avoir certains désagréments, notamment pour les personnes ayant un système digestif sensible. Allez-y donc doucement, il ne s’agit pas de remplir son assiette quotidienne uniquement d’aliments fermentés, mais plutôt d’en introduire de petites doses, petit à petit dans son alimentation, et d’adapter, au besoin selon son ressenti.


Mon levain, fidèle au poste depuis 2018 (et il est bien plus vieux que ça...), a voyagé à travers l'océan Atlantique, et la Manche! À l'image de la propriétaire, c'est un baroudeur ce levain!


La fermentation à la maison, c’est possible?


Tout à fait! La fermentation chez soi est quelque chose de tout à fait réalisable, du moment que l’on a envie d’y accorder un peu de temps, car oui la fermentation, ça prend du temps.


Il existe de nombreuses choses que l’on peut fermenter soi-même, avec très peu d’équipement. Vous avez probablement déjà ce qu’il vous faut chez vous!


Voici quelques exemples de produits fermentés facilement réalisables chez soi, même quand on débute :


- Le yaourt : un article y est dédié sur le blog, si l’aventure yaourt maison vous intéresse.


- Le kéfir de fruit : une boisson rafraichissante et naturellement pétillante, très facile à faire. Il vous faudra cependant obtenir des “grains de kéfir” qui vous permettront de réaliser cette délicieuse boisson facilement. Il existe de nombreux groupes d’échanges de cultures, ou vous trouverez peut-être des personnes dans votre entourage qui peuvent vous en donner. Les magasins bio peuvent aussi être un bon endroit pour mettre la main sur ces fameux petits grains. Retrouvez ici ma fiche explicative sur le kéfir de fruit!


- Le kéfir de lait : le principe est à mi chemin entre le kéfir de fruit et le yaourt : on ensemence du lait avec des petits grains (attention, ceux-ci sont bien différents de ceux utilisés pour le kéfir de fruit!), on attend, et le lait se transforme en une boisson laitière fermentée, ressemblant un peu à du yaourt à boire. 


- Le levain : la méthode “à l’ancienne” pour faire son pain revient à la mode, après avoir été pratiquement oubliée depuis l’invention de la levure boulangère, qui permet de faire du pain plus rapidement et plus facilement. Pourtant, le levain offre une qualité (selon moi) supérieure, un pain plus facile à digérer, aux arômes uniques. Le levain est une levure naturelle, obtenu par un simple mélange d’eau et de farine, et qui, une fois active, permettra de faire lever la pâte à pain. Si le levain vous intéresse, je vous renvoie vers le blog (et le livre!!!) de la talentueuse Valérie Zanon, qui a converti de nombreuses personnes à l’art du levain.


Des navets râpés mis en saumures avec une pincée de graines de carvi. Les süri riewe comme on les fait en Alsace.


- Les légumes fermentés, ou lacto-fermentés : la plus connue, c’est la choucroute, aliment phare de ma belle région, l’Alsace. Elle fait tellement partie de la tradition et du quotidien, que l’on oublierai presque comment elle est faite! Et oui, la choucroute, que l’on recouvre généralement allègrement de charcuteries et viandes diverses, est un aliment fermenté. Pas de choucroute sans fermentation! C’est par l’ajout de sel, que les bactéries naturellement présentes sur le chou se mettent au boulot, et “transforment” le légume en cette délicieuse choucroute. Le chou devient un peu translucide, s’attendri, et développe des arômes légèrement acides, ou sûris. La choucroute, par l’effet de la fermentation, devient aussi beaucoup plus digeste : d’ailleurs, quand on dit que la choucroute est un plat lourd et difficile à digérer, ce n’est pas  cause du chou, mais plutôt de la tonne de patates et de viande qui est servie en accompagnement (alsacienne mais trop non plus hein!). Ce sont aussi de nombreuses vitamines et minéraux qui sont “développés” par le processus de fermentation, faisant de la choucroute, et d’autres légumes fermentés, un ingrédient très intéressant à intégrer dans son assiette!

La choucroute n’est qu’un exemple, mais la plupart des légumes (et même les fruits) se fermentent très bien : petits concombres deviennent cornichon ; chou chinois, piments et aromates deviennent du kimchi ; … Amusez vous à fermenter un ou plusieurs légumes, entiers, coupés en bâtonnets, en dés, râpés, assaisonnez-les d’épices et aromates, pour les transformer en condiments et salades délicieux et vitaminés!

Si la fermentation des légumes vous intéresse, rendez-vous sur cet article pour découvrir mes conseils pour bien les réussir, quelques idées recettes, et comment les cuisiner ou les intégrer à vos menus!


Les légumes du marché, frais et croquants vont être transformés en de délicieux condiments grâce à la magie de la fermentation.


Les bonnes conditions pour réussir la fermentation


Revenons à notre image de l’écosystème, ou chaque élément contribue au bien-être de chacun : en fermentation, c’est pareil, il faut créer un équilibre, un environnement propice à la vie, à la transformation. Pour ce faire, plusieurs éléments sont importants :


  • Les ingrédients : je l’ai déjà évoqué plus haut, mais pour que fermentation se passe, il nous faut de bonnes bactéries. Pour avoir de bonnes bactéries, il faut des ingrédients sains, mais pas aseptisés non plus… Certains produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle peuvent inhiber le processus de fermentation : pesticides et autres préservateurs ne sont pas forcément vos amis si vous voulez tenter la fermentation. Choisissez des produits les plus naturels possibles, avec zéro ou un minimum d’intrants chimiques, les plus frais possibles. Le bio, ou le maraichage naturel et durable sont vos meilleurs amis si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté. De même, préférez des légumes frais, achetés au plus proche de leur récolte (ou tout juste cueillis au jardin), plutôt que des légumes qui ont passé des semaines en chambre froide puis en camion. Comme pour tout en cuisine, la qualité des ingrédients fait la différence, surtout ici dans un processus simple, avec très peu d’ingrédients, autant choisir le meilleur!


  • Le matériel : pour la plupart des recettes fermentées, aucun matériel spécifique n’est nécessaire, on peut se débrouiller avec ce qu’on a sous la main. Par exemple pour mes yaourts, que je fais maison depuis environ 7 ans, je n’ai jamais eu de yaourtière. Je ne dénigre pas du tout le fait que ça peut être un outil utile pour certain.e.s, mais je me suis toujours débrouillée avec ce que j’avais à la maison pour créer un environnement propice à la prise de mes yaourts, en leur faisant un petit nid douillet dans une glacière, avec une couverture polaire et un bocal rempli d’eau bouillante en guise de bouillotte. Ne pensez donc pas que vous allez devoir investir un mois de salaire dans du matos de pro pour faire quelques fermentations à la maison, regardez ce que vous avez déjà, ce que vous pouvez éventuellement récupérer chez des ami.e.s ou des membres de la famille, ou éventuellement, achetez d’occasion. Commencez petit, et si la fermentation vous plait, vous pourrez toujours investir un peu plus si vous en ressentez le besoin.

Pour commencer, quelques pots et bouteilles à fermeture mécanique (type Le Parfait, ou Kilner) sont parfaits. Veillez toujours à la propreté du matériel utilisé, ainsi que de l’espace de travail, afin d’éviter tout risque de contamination par d’éventuelles bactéries non désirées, qui mettraient en péril vos projets fermentés.


Le kéfir : une boisson finement pétillante, que l'on peut aromatiser au gré de ses envies et des saisons.
  • L’environnement : chaque type de fermentation requiert un certain milieu pour opérer. Par exemple, le yaourt a besoin d’un minimum de chaleur, tandis que le levain a besoin d’une température ambiante pas trop froide, et d’oxygène, alors que les légumes fermentés fonctionnent dans un environnement déprivé d’oxygène. À chaque fermentation son environnement, sa température idéale, etc. Respectez bien les recommandations pour chaque recette, si vous voulez que la magie de la fermentation s’opère.

  • Le temps : un élément important à savoir avant de se lancer, la fermentation, ça prend du temps. Pas forcément beaucoup de temps à “faire”, mais du temps d’attente pour arriver du point A au point B. Le meilleur exemple, c’est le pain. Un pain levé à la levure ne prendra qu’une ou deux heures à lever avant de pouvoir être enfourné, tandis qu’un pain au levain prendra un minimum de huit heures de repos avant de passer au four, et ce sans compter le travail en amont pour le développement du levain. Petite anecdote personnelle ici : j’ai travaillé dans une boulangerie artisanale bio à Vancouver, au Canada, où tous les pains étaient faits sur base de levain. Un jour, un client est venu au comptoir et voulait absolument une baguette. Je lui ai annoncé qu’elles avaient déjà toutes été vendues, et il me demande alors si on ne peut pas en cuire “vite fait” quelques unes pour les clients de l’après-midi. J’ai dû lui expliquer que nos baguettes prennent environ 3 jours à faire, et que chaque fournée est planifiée bien à l’avance, et que c’était juste impossible de balancer une petite baguette dans le four et de l’avoir 10 minutes après. C’est vrai, quand on ne connait pas le processus de fermentation naturelle, on ne se rend pas bien compte du travail qu’il y a derrière tous ces produits que l’on consomme, et surtout, du temps et du savoir faire qu’il faut pour les créer. Il en va de même pour le vin, le vinaigre, la bière, la sauce soja, etc… Nous avons tellement été habitué.e.s aux produits industriels, produits à la chaine très rapidement, que l’on oublie que ça prend du temps et de la patience de bien faire les choses. Si la fermentation vous intéresse, sachez que pour déguster le fruit de votre travail, il vous faudra attendre quelques heures, jours, semaines, voire des mois avant de pouvoir passer à table.

  • Les proportions et recettes : autant en cuisine je suis plutôt du genre à improviser, et à m’inspirer des recettes plus qu’à les suivre à la lettre, autant en fermentation, et surtout quand on débute, un peu plus de précision est nécessaire. En effet, les levures, bactéries et moisissures ont besoin d’un certain milieu pour survivre et faire leur boulot, c’est à nous donc, de créer ce milieu idéal. En lacto-fermentation par exemple, il faudra un certain pourcentage de sel par rapport au poids de légumes utilisés, pour favoriser le développement des bonnes bactéries, et éviter celui des bactéries non désirées et éventuellement dangereuses. Si vous débutez, évitez d’être approximati.f.ve, et suivez les recettes à la lettre, jusqu’à vous sentir plus confortable dans les techniques, puis commencez à expérimenter.

  • L’observation, l’adaptation, et l’expérimentation : la fermentation est une science, oui mais comme toute science, rien n’est immuable dans le temps, et il n’y a pas de vérité unique. Puisque la fermentation réside sur un processus naturel dépendant des ingrédients utilisés, mais aussi du milieu (on revient à notre petit écosystème), la fermentation est aussi quelque chose de très variable, qui peut fonctionner d’une certaine façon à un moment donné, à un endroit donné, et ne pas du tout fonctionner de la même façon ailleurs, ou à un autre moment de l’année. Reprenons l’exemple du pain au levain : mon petit pot de levain a beaucoup voyagé, je l’ai “adopté” au Canada, dans cette boulangerie dont je vous parlais plus haut. Il a ensuite voyagé jusqu’en France, puis a vécu un an et demi en Angleterre, avant de revenir en France il y a quelques mois. Ce levain, un ferment naturel, un être “vivant” donc, a été exposé à différentes températures, a été nourri de différentes farines et différentes eaux. J’ai moi-même observé la différence dans les réactions de mon levain face à ces changements, et ai donc dû adapter son milieu, ainsi que ses ingrédients au fur et à mesure de mes observations. Complexe la bête, puisque vivante. Dans tout type de fermentation, ouvrez l’oeil, observez les changements de couleur, de forme, d’odeur, d’activité gazeuse, le temps de fermentation, etc. Prenez des notes, qui vous seront éventuellement utiles lors de prochaines fermentations. Adaptez la recette, le milieu, le temps de fermentation selon vos observations. Cherchez des solutions adaptées aux éventuels problèmes rencontrés. Apprenez des erreurs, et ne vous arrêtez pas à une fermentation qui n’a pas marché. Réessayez, modifiez votre procédé, enrichissez votre pratique, essayez de nouvelles choses, expérimentez! La fermentation est plus ou moins à mi-chemin entre la cuisine et la science (d’ailleurs la cuisine est une science!), alors amusez-vous comme si vous étiez un.e scientifique et faites des expériences, et amusez-vous!
Du chou chinois, l'ingrédient de choix pour un kimchi réussi.

J'espère avoir couvert les bases de la fermentation dans cet article. Mais comme énoncé au début, c'est un sujet complexe qui mérite des pages et des pages de bla bla. Un sujet passionnant, qui me passionne en tout cas, et que je vous invite à découvrir plus amplement!

D'ailleurs, si la fermentation vous intéresse, voici quelques ouvrages et sites internet de référence dans le domaine, en Français et en Anglais :

 L'art de la fermentation (the Art of Fermentation), Ellix Sandor Katz
Le guide de fermentation du Noma, René Redzepi & David Zilber
Wildcrafted Fermentation, Pascal Baudar


Praliné, coffee and mascarpone Gelato // Gelato praliné et café au mascarpone




Let's be honest, the summer hasn't been as nice as we all would have liked. Mostly cloudy, lots of rain, and temperatures that haven't gone above 20°C for most days. My flowery summer dresses have stayed in the wardrobe, and the bathing suit came out only once.
In terms of food, I didn't eat as much ice cream as I usually wood in summer. Who needs a freezing dessert when it's so cold outside?

Well, then I thought that the pleasure of ice cream doesn't have to be related to long walks on the beach under a scorching sun, that we all deserve to enjoy this little pleasure any time of year, whatever the weather is. So despite the cold outside, I put my ice cream machine in the freezer, and started to write down ideas for my new ice cream flavour.
One thing I had in stock what a jar of homemade praliné. Gosh, that stuff is so good, I could eat the whole jar by myself in one go. Toasted nuts, nicely caramelised and turned into a luscious paste, what's not to like?
Then I had a revelation, as I was sipping my coffee : why not blend praliné and coffee together into a smooth, super creamy iced dessert? It turned out to be a perfect combo, and I'm definitely going to use this flavour combination in other desserts in the future.


Now, the ice cream method I've decided to go for is one of my favourite ones : mascarpone gelato. Instead of making a custard with numerous egg yolks, whisking it until set, then leaving it to cool, as you would normally with a traditional ice cream, my mascarpone gelato is a super easy, foolproof method, that results in a rich and creamy scoop, with little effort and hands on time.

You just need to warm things up in a pan slightly, leave to cool a little, then blend with the rest of the ingredients. Chill for a few hours (this is important! don't try to churn it right away as it really needs to be super cold before churning - unless you have one of the fancy ice cream machines that freezes the mix as it churns). Then churn, following the instructions for your machine.

Tada, super creamy deliciousness, that will be hard to stop licking.


Now, a few tips and precisions on ingredients used in this recipe :

- Coffee : go for strong coffee, in order to get a lot of flavour, as well as a little bit of bitterness, which will balance out the overall flavour of the ice cream. I used an italian coffee pot (Machineta Bialetti, the kind you put on the stove top), but any other espresso will work.

- Mascarpone : so, yes, there's a fair amount of mascarpone in this ice cream. But I didn't sell you this as a light dessert.. As ice cream is more of an occasional treat, I have to admit that I really enjoy the creaminess it gives to this gelato.

- Milk : go for whole milk, as it will result in a much creamier ice cream. I used raw organic whole milk that I get from a local farm, where I can refill my own bottles (isn't that the best? Feeling lucky to have access to that!), but any whole milk from the fresh section of the shop will do the job.

- Praliné : now this is something that might sound unfamiliar if you haven't been to France, or are not familiar with french pâtisserie and desserts. It consists of roasted nuts, usually hazelnuts and almonds, caramelised, and then turned into a paste. Pure deliciousness, that I'd happily eat my the spoonful, just as is. I've used a homemade praliné paste, which is fairly easy to do. Check out this video if you'd like to give it a go. Some specialist shop might have it, or check online.

- Praliné chocolate : another specialist ingredient that we do find easily pretty much anywhere in France, but that might be harder to find elsewhere. It consists of a delicious blend of chocolate and praliné paste (that caramelised nut paste I just talked about), and moulded into tablets, or drops. You might also find it under the name "gianduja chocolate". Specialist shops or online are probably your best options to find it. You could also replace it with milk chocolate, to which you blend some praliné paste yourself.

- Salt : an essential part of desserts. Yes, salt is a natural flavour enhancer, that will bring balance to a dish or a baked good, for example softening the sugar, so dessert doesn't feel too sweet. Even a small pinch can make a difference!

- Sugar : I used blond cane sugar, but feel free to use white or brown sugar, whatever you have in the pantry.

That's it, now it's time to get churning!

Oh, while I'm speaking about churning, I do use a churner to make my ice creams, but it is possible to make it without, although the result might not be as creamy. Check the recipe below for tips on how to make the ice cream without an ice cream machine.

Have you tried this recipe ? I invite you to leave a comment below, to tell me what you think, or post a picture on social media, tagging @mynomadcuisine !


On va pas se mentir, l'été n'a pas été aussi beau qu'on aurait tou.te.s aimé. Plutôt nuageux, très pluvieux avec des températures qui ont rarement dépassé les 20°C. Les petites robes à fleurs sont restées au placard, et le maillot de bain n'a été sorti qu'une fois.
En matière de bouffe, là aussi c'était moins estival que les autres années, et on n'a pas mangé autant de glaces que d'habitude. Qui a envie d'un dessert glacé alors qu'il fait tellement froid dehors?

Et bien, je me suis finalement dit que la glace ne rimait pas forcément avec de longues balades sur la plage, sous un soleil brûlant, et qu'on mérite bien le plaisir d'une petite glace quel que soit la météo ou le moment de l'année. Donc malgré le froid et la grisaille dehors, j'ai mis ma sorbetière au congèl', et j'ai commencé à écrire des idées de goûts pour ma prochaine création glacée.
Un ingrédient que j'avais en stock m'a fait de l'oeil, mon petit praliné maison. Mais qu'est-ce que c'es bon ce truc-là, je pourrais m'enfiler un pot à moi toute seule en une journée. Des noisettes et amandes torréfiées, puis joliment caramélisées et transformées en une délicieuse pâte bien crémeuse, le pur bonheur non?
Puis j'ai eu une révélation en buvant mon café : pourquoi pas marier le praliné au café dans ma glace? Et ben c'était l'idée du siècle, le combo parfait, et je réutiliserai ce beau mariage de saveurs dans d'autres desserts à l'avenir.

Maintenant, pour la technique utilisée, je suis allée au plus simple, à l'une de mes recettes de glaces préférées : la gelato au mascarpone. Au lieu de faire une crème anglaise, avec plein de jaunes d'oeufs, et qu'il faut faire chauffer pas mal de temps jusqu'à ce qu'elle prenne, puis laisser refroidir, pour une glace traditionnelle, cette gelato au mascarpone est super facile, une technique que n'importe qui pourra réaliser, et qui résulte en une glace super onctueuse, avec très peu d'efforts, et peu de temps de préparation.

On chauffe la base légèrement, on laisse refroidir, puis on mixe avec le reste des ingrédients. Puis on laisse reposer au frais (étape essentielle, pour que la crème soti bien froide avant de passer à la sorbetière - à moins que vous n'ayez l'une de ces turbines sophistiquées qui refroidissent instantanément la crème pendant qu'elle prend). Puis on met en sorbetière jusqu'à ce que la glace ait la texture parfaite (attention à bien respecter les recommendations du fabricant de votre machine).

Et tada, une super glace, que vous ne pourrez arrêter de manger...

Quelques précisions sur les ingrédients utilisés dans la recette :

- Café : il vous faudra du café bien corsé pour cette recette, afin de profiter au maximum des saveurs du café et de sa légère amertume qui viendra équilibrer le sucre de la recette. J'utilise une machine à café à l'italienne (machineta Bialetti, que l'on met sur le gaz), mais toute autre technique "espresso" peut être utilisée.

- Mascarpone : alors oui, il y a une bonne dose de mascarpone dans cette recette. En même temps, je ne vous ai pas promis de recette légère. La glace reste un plaisir ponctuel, et j'avoue adorer l'onctuosité et la richesse que le mascarpone apporte à cette gelato. 

- Lait : prenez du lait entier, qui apportera plus de richesse à la glace, qui n'en sera que plus crémeuse. J'ai utilisé du lait entier cru bio d'une ferme pas loin de chez moi, où je peux aller me servir avec mes propres contenants. Le top! Mais un lait entier du rayon frais fera très bien l'affaire.

- Praliné : le genre de truc que je déguste volontiers à la petite cuillère. S'il y a un goût en pâtisserie et dessert qui me fait toujours craquer, c'est bien le praliné! Ici, j'ai utilisé du praliné maison, qui finalement est assez facile à faire. Ça prend un peu de temps, je vous conseille donc d'en faire une plus grosse quantité, histoire d'en avoir pour d'autres recettes (le praliné se conserve très bien à température ambiante pendant des mois). Je vous conseille la recette de Deliacious, très bien expliquée, si vous voulez vous lancer dans le praliné maison. Sinon, vous trouverez peut-être du praliné en supermarché, ou sur internet. À défaut, du pralin en poudre, plus facile à trouver, peut être mixé jusqu'à obtenir une pâte, et voilà du praliné!

- Chocolat au praliné : un doux mélange de chocolat et de praliné, là aussi il faut me retenir pour que je ne dévore pas tout. En France, on trouve facilement cette spécialité dans la plupart des supermarchés et magasins bio, sous le nom "Pralinoise", "Chocolat pâtissier au praliné" ou "Gianduja". 

- Sel : un élément essentiel en pâtisserie. Oui, le sel est un exhausteur de goût naturel, qui va permettre d'équilibrer les saveurs d'un dessert, notamment d'adoucir le sucre. Même une petite pincée fera la différence!

- Sucre : j'ai utilisé du sucre de canne blond bio, mais on peut le remplacer par du sucre blanc, sucre brun type muscovado ou sucre de canne, selon ce  qu'il y a dans les placards.

Et c'est tout! À vos turbines!

Ah d'ailleurs, tant que j'y suis, je tiens à préciser que j'utilise une sorbetière pour faire mes glaces. Mais il est tout à fait possible de faire de la glace sans sorbetière, bien que le résultat ne soit pas aussi crémeux qu'avec la sorbetière. Lisez la recette pour mes conseils pour réaliser une glace maison sans sorbetière!

Vous avez réalisé cette recette? Laissez-moi un commentaire en-dessous de cet article pour me dire ce que vous en pensez, ou parlez-en sur les réseaux, en taggant @mynomadcuisine


Ingredients
115 g strong espresso coffee
200 g mascarpone
250 ml whole milk
100g praliné (see above for ingredients tips)
100 g chocolate with praliné (also called Gianduja chocolate, see above for ingredients tips)
A pinch of salt
50 g of sugar


Heat the milk, praliné, chocolate and sugar in a pot, until the chocolate melts, and the mix turns into a smooth cream. Let it cool.
Blend this milky cream with the coffee, mascarpone and salt, until the mix is very smooth and creamy.
Pour into an airtight container and chill for at least 5 hours, or overnight.

After this resting time, give the mix a little whisk, in case it has separated slightly. Pour into your ice cream machine, and churn until set. Time may vary from one ice cream machine to the other, so follow the instructions from the manufacturer.
Pour the ice cream into a clean container, and place in the freezer at least 3 hours before serving.


For those without an ice cream machine : pour the mix into a shallow container and place in the freezer. Every 30 minutes, get the container out of the freezer and stir with a fork, then place it back in the freezer. This will help create a smoother texture for the ice cream, and avoid any ice crystals from forming. This stirring process will have to be repeated for 3 to 4 hours, until the ice cream is fully set.
The ice cream won't have a consistency as creamy as with an ice cream machine, but it's a good option for those who don't have this kind of equipment at home.



Ingrédients
115 g de café expresso fort
200 g de mascarpone
250 ml de lait entier
100 g de praliné
100 g chocolat au praliné (type pralinoise ou gianduja)
Une pincée de sel
50 g de sucre


Chauffer le lait, le praliné, le chocolat au praliné et le sucre jusqu’à ce que le chocolat au praliné fonde, et que le mélange devienne une crème lisse. Laisser refroidir.
Mixer le mélange au lait avec le café, le mascarpone et la pincée de sel jusqu’à obtenir une texture bien lisse et crémeuse.

Verser dans un récipient hermétique, et mettre au frais pendant au moins 5 heures, ou toute une nuit.
Le lendemain, mettre la crème dans la sorbetière, et turbiner jusqu’à ce que la glace soit prise et onctueuse. Suivre les instructions du fabricant, chaque sorbetière est différente.
Verser dans un récipient adapté, et laisser prendre au congélateur au moins 3 heures avant de servir.


Option sans sorbetière : verser la crème dans un récipient assez large et placer au congélateur. Toutes les demi-heures, mélanger à l'aide d'une fourchette. La glace va prendre petit à petit, et le fait de mélanger régulièrement pendant la congélation va permettre d'obtenir une texture plus crémeuse et aérée, en évitant les cristaux de glace. Il faudra répéter cette opération pendant environ 3 à 4 heures, jusqu'à ce que la glace soit prise.
La glace n'aura pas une texture aussi onctueuse qu'avec une sorbetière ou une turbine à glace, mais ça reste une bonne solution pour celleux qui n'ont pas ce type de matériel à la maison.




Courgette (Zucchini) Chocolate Cake / Vegan / Cake au chocolat et à la courgette




Summer usually rhymes with courgette overload here in the family garden. It's one of the easiest things to grow, and it always provides a lot of fruit on each plant. Every year we fall in the same trap though, and make too many seedlings, just in case some of them don't work or get sick. But in the end, we always end up with way more courgette plants than we need to feed the family, therefore being inundated with endless kilos of courgette from July to September (and sometimes there are still some left in the basement through autumn).
So, when you pick 4 or 5 courgettes every single day, you gotta come up with ideas and tricks to use them up. Of course, a lot of them end up in salads, soups, ratatouille, cheesy gratins, pasta and so on. But I have to say, that to me, using them in baked goods is probably the cheekiest way to use them up, as even the courgette haters, or those who've become bored of eating them 5 times a week in all shapes and sizes, won't even notice it's there. 
By using courgette in a cake, you'll end up with a super moist and soft texture, and nobody will notice there's a veg hiding in there. It's there for texture, not flavour, and this chocolate loaf is here to prove the point.
It's fudgy in the middle, yet light and pillowy on the outside, it's oozy with large chocolate chunks (you gotta go for large chunks rather than tiny chips!), and, best of all, it's actually quite healthy-ish too! No butter involved, no dairy at all actually! Yep, this cake is vegan!
And still, probably one of the best chocolate cakes I've made, and I feel like it will become my favourite thing to bake this summer. Warning, it might become yours too...



Just a little word on the ingredients, and possible tweaks :

- Flours : I've used a mix of plain flour and rye, because I love the depth of flavour rye adds to a cake. It goes wonderfully well with chocolate! But you could use full plain flour, or add a bit of wholewheat, or even some buckwheat too.

- Olive oil : yes, olive oil in a cake, you read it right! We are not making a salad dressing or drizzling a dip, but making a dessert, and olive oil is such a great choice for anything with chocolate in. Might sound weird, but the flavours of olive and chocolate actually work so well together (have you ever tried Nigella Lawson's chocolate and olive oil mousse? It's surprisingly heavenly! Obviously, you could swap the olive oil for a sunflower or rapeseed oil if you prefer, but believe me, olive oil will be the best here!

- Flax seeds : this is what I used to replace the egg that I would usually put in this cake recipe. Flax seeds, when ground and soaked in water, have the property to bind things together. Feel free to use any other "egg alternative" you prefer, or just use an egg if you like!

Have you tried this recipe ? I invite you to leave a comment below, to tell me what you think, or post a picture on social media, tagging @mynomadcuisine !


L'été rime souvent avec abondance de courgettes dans le jardin familial. C'est l'une des choses les plus faciles à cultiver, et chaque plant produit énormément. Mais chaque année on tombe dans le même panneau, on fait trop de semis, en prévision d'éventuels plants qui ne marchent pas ou tombent malades. Finalement, on se retrouve avec bien plus de plants de courgettes qu'il n'en faut pour nourrir la famille, étant ainsi envahi par des kilos et des kilos de courgettes de juillet à septembre (et il en reste parfois même pendant tout l'automne à la cave).
Donc, quand on cueille 4 è 5 courgettes chaque jour, il faut être plutôt inventi.f.ve pour arriver à les utiliser. Bien sûr, la plupart finissent en salade, en soupe, en ratatouille, en gratin, dans des pâtes, etc. Mais il faut que je vous avoue un truc, je crois bien que la façon la plus maline que j'ai trouvé pour écouler les stocks, c'est en pâtisserie, car même les réfractaires de la courgette, où celleux qui en ont tellement mangé que l'idée même d'une courgette les fait partir en courrant, n'y verront que du feu, et ne sauront pas qu'une courgette se cache dans cette gourmandise.
En utilisant de la courgette dans un gâteau, c'est moelleux garanti! C'est bien pour la texture, et pas pour la saveur, que la courgette entre en jeu dans cette recette.
Un gâteau fondant à coeur, et léger et moelleux au dehors, dégoulinant de gros morceaux de chocolat (on a dit des gros morceaux, pas des petites pépites minuscules hein!), et point intéressant, c'est que ce gâteau et plutôt sain! Pas de beurre, pas de produits laitiers. Et oui, ce gâteau est bien vegan/ végétalien!
Probablement l'un des meilleurs gâteaux au chocolat que j'ai fait, et je crois que ça va être ma pâtisserie officielle de cet été. Attention, je crois que ça sera la vôtre aussi...

Juste un petit point sur les ingrédients, et alternatives possibles :

- Farines : J'ai utilisé un mélange de farine de blé T 45, et de farine de seigle. J'adore la profondeur, l'intensité que le seigle apporte dans un gâteau. C'est une saveur qui se marie très bien avec le chocolat! Vous pouvez cependant utiliser juste de la farine de blé T45, ou y ajouter un peu de farine complète, ou même un peu de farine de sarrasin.

- Huile d'olive : oui, de l'huile d'olive dans un gâteau, vous avez bien lu! Ceci n'est pas une recette de vinaigrette, mais il s'agit bien d'un dessert, et l'huile d'olive est un choix parfait pour toute recette comportant du chocolat. Avez-vous déjà goûté à la mousse au chocolat et à l'huile d'olive de Nigella Lawson? Un dessert suprenant et délicieux! Bien sûr, l'huile d'olive peut-être remplacée par une autre huile plus neutre comme le tournesol ou le colza si vous préférez, mais je vous conseille d'essayer l'huile d'olive, vous ne serez pas décu.e.s!

- Graines de lin : c'est ce que j'ai choisi d'utiliser dans cette recette pour remplacer l'oeuf généralement utilisé dans un cake. Les graines de lin ont la propriété, une fois trempées dans l'eau, de lier les préparations. Vous pouvez bien sûr utiliser un oeuf si le coeur vous en dit, ou toute autre alternative de votre choix.

Vous avez réalisé cette recette? Laissez-moi un commentaire en-dessous de cet article pour me dire ce que vous en pensez, ou parlez-en sur les réseaux, en taggant @mynomadcuisine


Ingredients
140 g plain flour
50 g rye flour
25 g cacao powder
2 tsp baking powder
1/2 tsp baking soda
a good pinch of sea salt
130 g cane sugar
125 ml olive oil
1 flax egg (1 tbsp ground flaxseed, mixed with 3 tbsp water)
300 g courgette (zucchini) coarsely grated
100 g dark chocolate, cut into chunks


Preheat the oven to 180°C.
Mix the ground flax seeds with water, and leave to soak for at least 10 minutes.
Grate the courgette/zucchini and set aside.
In a bowl, mix the flours, cacao powder, baking powder, baking soda and salt.
In another bowl, whisk the oil and sugar together until getting a smooth mix. Add the soaked flax seeds, and the dry ingredients. Then fold in the courgettes and chocolate chunks, (keeping a few for topping), and mix well.
Pour the batter in a loaf tin, lined with baking paper or buttered/oiled and floured to prevent the cake from sticking to the tin. Drop a few chocolate chunks on top.
Bake for 45 minutes. Cool in the tin for 30 minutes, then leave to cool completely on a wire rack before serving.

The cake will keep for 3 to 4 days at room temperature, in an airtight container.



Ingrédients
140 g de farine T45
50 g de farine de seigle
25 g de cacao en poudre
2 c.à.c de levure chimique
1/2 c.à.c de bicarbonate
une bonne pincée de fleur de sel
130 g de sucre de canne blond
125 ml d'huile d'olive
1 oeuf de lin (1 c.à.s de graines de lin moulues, mélangées à 3 c.à.s d'eau)
300 g de courgette râpée
100 g de chocolat noir, coupé en grosses pépites


Préchauffer le four à 180°C.
Commencer par mélanger les graines de lin moulues aux 3 cuillères à soupe d'eau, et laisser reposer au moins 10 minutes. On obtient alors un "oeuf" de lin.
Râper les courgettes et réserver.
Dans un bol, mélanger les farines, le cacao, la levure, le bicarbonate et le sel.
Dans un autre bol, fouetter l'huile d'olive et le sucre jusqu'à obtenir un mélange homogène. Incorporer les graines de lin préalablement mélangées à l'eau, puis le mélange d'ingrédients secs.
Ajouter enfin la courgette râpée et les pépites de chocolat (en garder quelques unes pour placer au-dessus du cake), et bien mélanger à la spatule.
Verser la pâte dans un moule à cake beurré/huilé et fariné, ou recouvert de papier sulfurisé, puis garnir de quelques pépites de chocolat.
Enfourner pendant 45 minutes. Laisser refroidir dans le moule pendant 30 minutes, puis laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Le gâteau se conservera environ 3 à 4 jours dans un récipient hermétique à température ambiante.

White chocolate, walnut and brown butter financiers cakes // Financiers au chocolat blanc, aux noix et au beurre noisette



Did you know that these famous little almond cakes date back to the Middle Ages? They have been created in a convent in Lorraine, in the North East of France, where it was actually called "visitandine". But it's a parisian pastry chef that gave it its current name "financier", which translates to "financial". Lasne, pastry chef working very close to the Paris stock exchange at the end of the XIXth century, brought back this little delicacy, giving it the shape of a gold bar, and changing its name to "financier". A good way to attract his local customers, who loved this little treat.

These cakes are very simple to make, and are also a fantastic way to use up egg whites that you might have waiting in the fridge!
By the way, did you know you can freeze egg whites?

Zero waste tip : when you make mayo, custard or any other recipe calling for egg yolks only, don't waste the egg whites! Save them in the fridge (in a closed container) and use in the next few days, or transfer to the freezer for longer storage. Egg whites will keep for a few months in the freezer. Make sure you write the amount of egg whites you put in your container, so you know how many you have available for your recipe.
To defrost, simply put the container in the fridge for a few hours, until it's reached its original liquid consistency.
Little tip : room temperature egg whites will foam and whip much better than cold ones, so make sure you take them out of the fridge a bit before grabbing your whisk!

Note : use frozen egg whites only for recipes that will be fully cooked, to avoid any contamination (cakes, meringues, etc...). For any recipes calling for raw egg whites, like chocolate mousse, use the freshest eggs possible.

The base recipe for financiers calls for ground almonds, but as I had a lot of walnut powder in stock (walnuts are more local where I live), I thought it would work just as well!
And what a great idea, as the combination of walnut, white chocolate and brown butter is a match made in heaven. It is sooo good. I'll let you judge by yourself, as you try this recipe!

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Saviez-vous que le fameux petit gâteau aux amandes trouve ses origines au Moyen-Âge? Il aurait été inventé en Lorraine, dans un couvent, où on l'appelait alors "visitandine". Mais c'est à un pâtissier Parisien que l'on doit son nom actuel de "financier". Exerçant à la fin du XIXème siècle à Paris, tout près de la Bourse, le pâtissier, Lasne, décide de remettre ce petit gâteau au goût du jour, lui donnant alors une forme de lingot d'or, et le baptisant "financier". Un clin d'oeil à ses clients, financiers évidemment, ravis de croquer dans ces petites douceurs.

Ces petits gâteaux sont très simples à faire, et sont une solution parfaite quand on a quelques blancs d'oeufs qui trainent dans le frigo!
D'ailleurs, saviez-vous que l'on peut congeler les blancs d'oeufs?

Astuce Zéro Déchet : lorsque vous faites une mayonnaise, une crème anglaise, crème pâtissière, ou toute autre recette ne nécessitant que les jaunes d'oeuf, ne jetez pas les blancs! Placez les au réfrigérateur et utilisez dans les jours qui suivent, ou congelez-les pour une conservation plus longue. Ils se conserveront pendant plusieurs mois au congélateur. N'oubliez pas d'inscrire le nombre de blancs d'oeufs sur le contenant, vous saurez ainsi de combien vous disposez pour vos recettes.
Décongelez les blancs d'oeufs en les plaçant au réfrigérateur pendant plusieurs heures, jusqu'à ce qu'ils aient retrouvé leur texture liquide. 
Petit conseil : des blancs à température ambiante mousseront et monteront plus facilement en neige que des blancs froids, donc n'oubliez pas de les sortir du froid un peu de temps avant de sortir le fouet!

Note : n'utilisez des blancs d'oeufs congelés que pour les recettes qui seront cuites, afin d'éviter tout risque de contamination (gâteaux, meringues..). Pour toute recette nécessitant des blancs crus, comme la mousse au chocolat, n'utilisez que des oeufs extra frais.

La recette de base des financiers est, bien sûr, réalisée avec des amandes moulues. Mais comme il me restait encore beaucoup de poudre de noix (les noix, c'est plus local que les amandes pour moi!), je me suis dit que ça marcherait tout aussi bien! 
Et en effet, le mariage noix, chocolat blanc et beurre noisette est tout simplement merveilleux. Je vous invite à découvrir par vous-même en essayant cette recette !

Vous avez réalisé cette recette? Laissez-moi un commentaire en-dessous de cet article pour me dire ce que vous en pensez, ou parlez-en sur les réseaux, en taggant @mynomadcuisine


Ingredients
3 egg whites
60 g walnut powder (replace by almond or hazelnut if you wish)
100 g icing sugar
75 g butter
A pinch of salt
45 g flour
70 g white chocolate (+30 g to fill the cakes)


Preheat the oven to 180°C. Grease the moulds with butter, using a pastry brush.
Prepare the brown butter : melt the butter in a small saucepan, let it bubble and foam, until it starts browning lightly and smell nutty. Always keep an eye on your butter, as just a few seconds extra cooking would make it burn. Transfer to a bowl, and set aside.
Melt the white chocolate in a bain marie (in a heatproof bowl, set on top of simmering water). Mix the melted white chocolate with the brown butter and stir well to get a smooth mixture. Set aside.
In a large bowl, whisk the egg whites lightly, then add the sugar, ground walnut, flour and salt. Mix well to combine, then add the melted brown butter and white chocolate, and stir until getting a smooth batter.
Pour some batter in the moulds, about 3/4 full, add a piece of white chocolate in the centrer of each cake, and bake for 15 minutes (baking time will vary depending on the moulds used!).
Take the financiers out of the moulds and let them cool on a wire rack.


Ingrédients
3 blancs d'oeufs
60 g de poudre de noix (peut être remplacée par de la noisette ou de l'amande)
100 g de sucre glace
75 g de beurre
une pincée de sel
45 g de farine
70 g de chocolat blanc (+ 30 g pour fourrer les financiers)


Préchauffer le four à 180°C. Beurrer les moules à l'aide d'un pinceau.
Préparer le beurre noisette : faire fondre le beurre dans une casserole, le laisser mousser et faire des bulles, jusqu'à ce qu'il commence à brunir légèrement et qu'il sente bon la noisette. Attention, il faut bien surveiller, car le beurre peut vite passer du stade "noisette" à "brulé". Transférer dans un bol, et réserver.

Faire fondre le chocolat blanc au bain marie (dans un bol résistant à la chaleur, déposé au-dessus d'une casserole avec un fond d'eau bouillante). Mélanger le chocolat blanc fondu avec le beurre noisette, et bien mélanger jusqu'à obtenir un appareil homogène.

Dans un saladier, fouetter les blancs d'oeufs légèrement (inutile de les monter en neige), et ajouter le sucre, la poudre de noix, la farine et le sel, préalablement tamisés. Bien mélanger pour obtenir une pâte lisse. 
Incorporer ensuite le beurre noisette et le chocolat blanc. Mélanger pour obtenir une pâte homogène.
Verser de la pâte dans les moules aux 3/4, ajouter un morceau de chocolat blanc au centre de chaque financier et enfourner pour 15 minutes (le temps de cuisson varie selon les moules utilisés!).
Démouler les financiers à la sortie du four, et laisser refroidir sur une grille.